Pourquoi le mal existe-t-il ?
- Michel Benhayim
- 5 janv.
- 2 min de lecture
Dernière mise à jour : 8 janv.
Dans son livre écrit en hébreu « Kol Dodi Dofek », Rav Yossef Dov Soloveitchik, l'un des plus grands rabbins et penseurs du XXe siècle, nous propose de réfléchir à la question que nombre d'entre nous se posent : pourquoi le mal existe-t-il ?
« L’une des énigmes les plus impénétrables auxquelles le Judaïsme a été confronté depuis l’aube de son existence, concerne le sujet de la souffrance et des malheurs dans le monde.
Déjà à son époque, Moïse – le plus grand des prophètes – supplia le Maître du monde, dans un moment où se révéla la Bienveillance Divine, pour qu’Il lui donne la clé permettant de comprendre cette question entourée d’un voile de mystère.
Moïse frappa alors aux Portes du Ciel et il implora le Créateur : « Je T’en prie, fais-moi connaître Tes Voies pour que je puisse Te connaître et trouver grâce à Tes Yeux… Je Te prie, montre-moi, Ta Gloire ! » (Exode 33, 13 et 18).
Pourquoi et pour quelle raison les êtres humains sont-ils frappés par des malheurs ? Pourquoi et pour quelle raison le Juste devrait-il souffrir et celui qui fait le mal, prospérer ?
Depuis ce jour exceptionnel où Moïse, le « Berger fidèle », se tenait auprès du Maître du monde et où il L’implorait de lui révéler la véritable réponse à « la question des questions », les prophètes et les sages du Peuple juif se sont exprimés au cours de chaque génération : Habacuc a supplié l'Eternel pour que les injustices commises à l’encontre des justes soient réparées. Jérémie, ainsi que le roi David dans ses Psaumes et l’Ecclésiaste, se sont efforcés de trouver la réponse à cette question déconcertante. Le livre de Job est quant à lui entièrement consacré à cette interrogation, aussi ancienne que les jours d’antan, profondément mystérieuse, qui hante encore nos pensées et dont il reste à déchiffrer le code mystérieux.
Face à un monde brisé et déchiré par la souffrance existentielle, le Judaïsme est parvenu à une formulation et une définition nouvelles de ce problème, plus larges et plus profondes... ».




"Je me suis posée cette question déjà durant mon enfance. Dommage que ce texte termine sans qu'aucune explication ne soit offerte au lecteur. Le mal c'est nous qui l'avons créé par nos actes. Pour le juste ce n'est qu'une épreuve... comme pour Job. En fin de compte le mal sera puni par la voie et la main de celui qui ne pense même pas être un outil du Tout-Puissant. Justice sera toujours faite".