Pessah et l'Exode
- Michel Benhayim
- il y a 11 heures
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"Pessah est la Fête de l'identité juive. C'est la nuit où nous expliquons à nos enfants qui ils sont."
"En récitant la Haggada, nous transmettons à nos enfants un sentiment d'appartenance à la Communauté juive à travers le monde, ainsi qu'au Peuple juif à travers les âges."
"Presque chaque étape de l’Exode était semée d’embûches, réelles ou imaginaires. C’est ce qui fait toute la force de la Tora. Elle ne prétend pas que la vie est plus facile qu’elle ne l’est en réalité. Le chemin n’est pas rectiligne et le voyage est long. Des événements inattendus surviennent. Des crises surgissent soudainement. Il devient alors essentiel d’ancrer dans la mémoire du Peuple la certitude que nous sommes capables de faire face à l’inconnu. DIEU est avec nous, nous donnant le courage dont nous avons besoin.
Pessaḥ est une fête profondément politique. Elle aborde le projet central du Judaïsme : construire une société radicalement différente de toutes celles qui ont existé auparavant, et de la plupart de celles qui ont vu le jour depuis. Elle pose une question fondamentale : est-il possible d'instaurer sur Terre un ordre social fondé non pas sur des rapports de force, mais sur le respect de la personne humaine, en tant qu'« Image de DIEU ?"
"L'Exode est une source inépuisable d'inspiration pour tous ceux qui aspirent à la liberté. Il enseigne que le droit l'emporte sur la force ; que la liberté et la justice doivent appartenir à tous, et non à quelques-uns ; que, pour DIEU, tous les êtres humains sont égaux ; et qu'au-dessus de toutes les puissances terrestres se trouve la Puissance Suprême, le Roi des rois, qui entend le cri des opprimés et qui intervient dans l'histoire pour libérer les esclaves."
"Le récit de l'Exode n'est pas une simple histoire opposant le bien au mal. C'est une critique de la politique du pouvoir, des empires, des sociétés hiérarchisées et de la division des peuples entre êtres humains libres et esclaves."
"Il y a une différence fondamentale entre vivre avec le passé et vivre dans le passé. Le Judaïsme est une religion de la mémoire. Nous commémorons l'Exode chaque année, voire chaque jour. Mais nous le faisons dans une perspective d'avenir, et non simplement pour se souvenir du passé."
"Les cinq livres de Moïse font sans cesse référence à l’Exode et à l’impératif de la mémoire : « Tu te souviendras que tu as été esclave en Égypte. » Pourtant, cela n’est jamais invoqué comme une raison pour haïr ou se venger. Cela s’inscrit toujours dans la logique d’une société juste et miséricordieuse que les Hébreux ont pour mission de créer : l’ordre alternatif, l’antithèse de l’Égypte."
"La fin de l'Exode n'est pas l'écho du début de la Genèse ; c'est son antidote. Si l'humanité est capable de réduire l'Ordre Divin au chaos, alors elle doit prouver qu'elle est capable de sauver l'Ordre du chaos. Telle est la voie que les Hébreux doivent suivre, depuis le veau d'or jusqu'à la construction du Tabernacle. Nous pouvons passer du chaos à l'Ordre. »
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Citations de Rav Lord Jonathan Sacks,
ancien Grand Rabbin de Grande-Bretagne
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