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L'Onu et le Hamas

Nations Unies

Le porte-parole du gouvernement israélien accuse les Nations unies d'être des "partenaires complices de la stratégie du bouclier humain du Hamas".

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Eylon Levy, porte-parole du gouvernement israélien


Le porte-parole du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, Eylon Levy, a accusé les Nations unies d'être complices de la stratégie du Hamas consistant à se servir des civils de Gaza comme boucliers humains.

Dans des déclarations faites à la presse, M. Levy a vivement critiqué l'incapacité de l'organisation internationale à tenir le Hamas pour responsable des crimes de guerre qu'il commet.

M. Levy a déclaré que le Hamas avait lancé plus de 13 000 roquettes depuis le début de la guerre. Il a accusé le Hamas de "cibler délibérément nos civils et d'en faire courir des millions vers les abris antiatomiques".

En ce qui concerne les otages, M. Levy a déclaré que 22 des 129 otages encore détenus à Gaza ont été tués, le Hamas continuant à détenir leurs corps en captivité.

Selon M. Levy, environ 2 000 roquettes lancées par des groupes terroristes depuis l'intérieur de la bande de Gaza sont retombées dans la bande de Gaza, causant des dégâts et tuant probablement des civils. Lors de conflits précédents, Tsahal a estimé qu'environ 11 à 12 % de toutes les roquettes lancées depuis Gaza n'ont pas atteint leur cible et qu'elles sont retombées dans la bande de Gaza.

 

L'autorité sanitaire contrôlée par le Hamas ne signale pas les blessures ou les décès causés par les roquettes lancées par les groupes terroristes, mais les attribue à Israël.

En outre, le ministère de la santé de Gaza ne fait pas de distinction entre les décès de civils et les décès de membres de groupes terroristes. Il affirme qu'environ 21 000 habitants de Gaza ont été tués depuis le début de la guerre. Ce chiffre, qui n'a fait l'objet d'aucune vérification indépendante, inclurait 8 000 terroristes du Hamas et du Jihad islamique palestinien tués au cours des combats contre Tsahal.

M. Levy a sévèrement critiqué la politique adoptée par l'Onu, en affirmant que cette politique "a maintenu le conflit sous perfusion, en nous enfermant dans un cycle de violence".

Il a fait référence aux trois conditions préalables à la paix évoquées par le Premier ministre Benjamin Netanyahu dans un article paru dans le Wall Street Journal. M. Netanyahu a écrit que le démantèlement de l'autorité du Hamas, la mise en place d'un contrôle de sécurité pour s'assurer que Gaza ne puisse plus servir de base pour lancer des attaques terroristes contre Israël, et la déradicalisation de l'Autorité palestinienne sont autant de conditions préalables nécessaires à la paix entre Israël et Gaza.

M. Levy a appelé la communauté internationale à soutenir ces trois conditions préalables à la paix lorsque la guerre sera terminée.

Toutefois, la critique la plus sévère de M. Levy a été adressée à l'Onu pour ce qu'il a appelé son "implication profondément problématique" dans le conflit.

Il a déclaré que les fonctionnaires internationaux "ont rejeté la responsabilité sur Israël" plutôt que de faire face à la vérité, à savoir que les Nations unies "couvrent le Hamas".

"En ne condamnant pas le Hamas pour le détournement de l'aide apportée à la population et en ne condamnant pas cette organisation terroriste pour la guerre qu'elle mène dans les hôpitaux, l'Onu s'est rendues complice de la stratégie de bouclier humain du Hamas", a déclaré M. Levy.

Israël "demandera des comptes au niveau mondial". Il a ajouté que le ministère des affaires étrangères d'Israël n'accordera plus automatiquement de visas aux employés de l'Onu, et qu'il examinera chaque demande cas par cas.

Il a également déclaré qu'Israël ne travaillera pas "avec ceux qui coopèrent avec la machine de propagande du régime terroriste du Hamas".

Il a exhorté les alliés internationaux à prendre des mesures similaires pour "défendre l'intégrité fondamentale des institutions mondiales qui doivent servir et non mettre en danger la sécurité internationale".

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Médecins sans Frontières, complices du Hamas ?
Un ancien secrétaire général de l’ONG dénonce

Alain Destexhe, ancien secrétaire général de Médecins sans Frontières, met en doute l’impartialité et l’indépendance de cette organisation internationale.

Atlantico : Vous publiez un rapport de 47 pages dans lequel vous mettez en cause la neutralité et l'indépendance de Médecins Sans Frontières. Selon vous, une partie importante du personnel de MSF à Gaza partage les combats et a soutenu les attaques du 7 octobre. Comment en êtes-vous arrivé à cette conclusion ? Quels sont les éléments qui vous permettent de l'affirmer ?

Alain Destexhe : Le rapport est basé sur deux éléments : d'abord, les tweets officiels de l'organisation de Médecins Sans Frontières (MSF) et ensuite l'analyse d'une centaine de comptes Facebook d'employés de MSF à Gaza. En recoupant ces deux sources, on voit plusieurs choses. 

On voit d'abord qu’une partie tout à fait significative des employés de MSF à Gaza se sont réjouis ouvertement de l’attaque du 7 octobre. Depuis le début, MSF a choisi de cibler Israël en ne condamnant pas les attaques du Hamas - donc les atrocités du 7 octobre - l'utilisation des hôpitaux comme boucliers humains par le Hamas, etc. Or MSF est présent avec 300 personnes à Gaza. Il est un acteur de premier plan. Il ne peut pas ignorer ce que fait le Hamas à Gaza. Ils ont d’ailleurs repris la fake news de l'attaque israélienne sur l'hôpital Ahli Arab. Ils ont affirmé à ce moment-là que des centaines de personnes avaient été tuées, en se contentant de répéter les chiffres des 'autorités locales', ont-ils dit. Or, il s’agit des chiffres du Hamas. Mais ils ne l’ont pas dit. Et par la suite, ils n'ont jamais reconnu leur responsabilité dans cette fake news. MSF avait repris les mots d’un médecin qui a affirmé que le plafond leur était tombé sur la têtes.

Ce même médecin, le lendemain, alors qu’on sait qu’il s’agissait d’une fake news, écrit sur son Facebook cette fois-ci : « Nous savons maintenant que le nombre de tués dépasse 500. Ce nombre va augmenter. C'était le crime le plus annoncé de l'histoire. » Il perd dès lors toute crédibilité, mais ses propos sont repris sur la BBC et dans plusieurs médias internationaux. 

En revanche, quand il faut dénoncer les actes de l’armée israélienne, MSF est toujours là pour en parler. 

Il y a aussi des accusations qui sont lancées, non prouvées. À un moment, MSF parle d'un sniper qui aurait tué trois personnes dans l'hôpital. Voilà, ce n'est pas nécessairement quelque chose de prouvé. Il y a le fait que des responsables du siège de MSF, le premier jour, font un tweet où ils disent qu'il y a des roquettes qui partent de Gaza. Puis MSF poste le tweet en anglais. MSF affirme qu'il y a une riposte israélienne et s’ensuit une escalade. Mais dans le tweet de MSF en arabe, on ne parle pas de la première frappe du Hamas et on ne parle pas d'escalade. Cela donne l'impression que c'est Israël qui a commencé à attaquer.

Alors, vous dénoncez, si j'ai bien compris, la partialité de MSF, mais ça va même plus loin, puisque si on prend l'exemple de l'hôpital Al-Shifa, soupçonné par Tsahal d'être aussi une structure militaire du Hamas. Pour vous, il est impossible que MSF n'ait rien su ou vu des violations du droit humanitaire commises dans l'hôpital par le Hamas. Ça les rend complices du Hamas ?

D'abord, permettez-moi de vous corriger légèrement. Ce n'est pas 'soupçonné'. 'Soupçonné ', c'était avant qu'on ait eu la preuve que l'hôpital Al-Shifa était tenu par le Hamas. Maintenant, ce ne sont plus des soupçons, ce sont des preuves, puisqu'on a tous vu ces vidéos d’otages dans l’hôpital. On a vu les armes et les tunnels qui commencent juste au pied de l'hôpital Al-Shifa. Or MSF travaille à l'hôpital Al-Shifa depuis très longtemps.

Quand l'armée israélienne attaquait Al-Shifa, MSF a donné des descriptions très précises de la situation.  Ils ont beaucoup communiqué sur ça. On peut légitimement se demander ce que savaient les employés de MSF à Al-Shifa, à la fois sur l'utilisation de l'hôpital comme caserne ou entrepôt d'armes de la part du Hamas, mais aussi sur la présence éventuelle d'otages.

Étant donné qu'il y a des otages français, j’estime que la justice française devrait enquêter sur les points soulevés.

Avec ce rapport, que voulez-vous montrer ? Le but est d’alerter les autorités françaises ?

D'abord, alerter la presse, si vous voulez. Vu la notoriété de MSF détenteur du prix Nobel de la paix et comme il n'y a pas beaucoup de témoins présents à Gaza, la parole de MSF est prise pour argent comptant. Je vous ai donné l'exemple de ce médecin à l'hôpital Ahli Arab.  Son témoignage n’est pas crédible. Autrement dit, la première chose que je veux faire avec ce rapport, c'est alerter sur le fait qu'il faut arrêter de prendre comme parole d'Evangile, si je puis dire, ce que dit MSF. Il faut vérifier ses sources et les recouper, faire un travail de journaliste en somme. 

Le deuxième élément, c'est de reconnaître que MSF n'est pas neutre dans ce conflit et viole sa charte, elle viole sa neutralité, elle viole son impartialité, elle viole son indépendance. MSF est censée être neutre, impartiale et indépendante. Il peut y avoir une forme de complicité avec le Hamas si on prend en compte la communication de MSF depuis le 7 octobre.

Enfin, dernière chose, il serait intéressant et même indispensable concernant le sort des otages de savoir ce que le personnel de MSF à Al-Shifa savait exactement, à la fois de l'utilisation de l'hôpital comme structure militaire par le Hamas avant la guerre et pendant le conflit en lien avec la détention des otages.

Ce sont ces trois points majeurs sur lesquels je souhaite insister.

Source: Atlantico,

avec Alain Destexhe, député belge et ancien sénateur

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